Avant le lever de rideau pour le second acte, voici un rappel du premier afin de résister aux appelles de la Sirène Sarkozy :

  • Après avoir était attaqué sur l’affaire du déterminisme génétique, il déclare « un candidat devrait s’abstenir de toute attaque contre ses adversaires. » et ce quelques jour à peine après avoir lui-même attaqués ses concurrents en les traitants de laxistes, supporters des fraudeurs contre les victimes.
  • Après la critique d’Azouz Begag sur l’utilisation du mot « racaille » il lui avait remarqué qu’il s’agissait d’un « scandaleux manque de solidarité gouvernemental, qu’il était inconcevable qu’un ministre critique un collègue. » alors qu’il avait lui-même déclenché des tirs nourri contre Le Premier Ministre.
  • Sarkozy se déclare le défenseur de l’identité nationale mais est « fier d’être surnommé Sarkozy l’américain. », se sent souvent comme « un étranger dans son propre pays. » et stigmatise « l’arrogance » dont aurait fait preuve la France avant la guerre d’Irak.
  • Il prétend vouloir défendre le pacte social français et oppose le « ringardisme » de ce modèle à la modernité du modèle anglo-saxon.
  • Il prétend être fier de la France qui a inventé les droits de l'homme mais ne peut s'empêcher de fustiger ses concurrents en les traitants de "droits de l'hommisme" reprenant ainsi le discours de Jean-Marie Le Pen.
  • « Le rôle du politique est de tout faire pour ne pas exacerber les tensions. »
  • « La meilleure façon de faire avancer la société, c’est de la rassurer, non de l’inquiéter. »
  • « Je refuse tout ce qui est artifice pour façonner à tout prix une image, les photos avec femmes et enfants, la success-story, vouloir se faire aimer, poser en tenue décontractée. »

En fait, ces contradictions deviennent cohérentes vu de Nicolas Sarkozy lorsque l’on a compris que, pour lui, il est l’unique, le point central de tout. Faite ce que je dis pas ce que je fais.

Voir aussi : Sarkozy, ou l'art de la confusion, par Eric Fassin