Les exemples sont nombreux et d’autant plus marquants quand on compare les différences de traitement entre les candidats :

  • Une enquête télé montrant les pressions (bâton et carotte, promesses et chantage) exercées sur les sur les élus UDF du 92 pour qu’ils lâchent Bayrou est déprogrammée ;
  • Un journaliste d’une radio s’est vu interdire de rappeler, statistiques à l’appui, que le bilan en matière de sécurité de Sarkozy à l’Intérieur n’est pas bon ;
  • Il a fallu attendre 10 jours et la condamnation par Bayrou pour que les médias réagissent aux propos de Nicolas Sarkozy sur le gène de la pédophilie et du suicide, propos aux rémanences de l’idéologie socio-biologique de l’extrême droite et des néo-conservateurs américains ;
  • Ses propos sur le ministère de « l’intégration et de l’identité nationale » n’a pas suscité dans les médias une indignation alors que la presse allemande était « sidérée » et que Jörg Haider, leader de l’extrême droite Autrichienne les « nauséeux relents » de cette idée ;
  • après les accusations dans lesquels Nicolas Sarkozy décrivait ses concurrents comme les candidats protégeant les délinquants, le vol, la fraude, les suppôts des voyous, les représentants des partis des malhonnêtes gens et de la dégénérescence morale, aucun média n’a dénoncé ces propos que l’on n’avait plus entendus depuis quarante ans, aux relents de propagande Stalinienne des années 50, de rhétorique fascisante d’avant guerre et inimaginables dans aucun pays européen civilisé ;
  • La Tribune n’a pas publié un sondage sur les programmes économiques car ce dernier était défavorable à Sarkozy ;
  • Le livre de Cécilia Sarkozy n’a pas été publié après convocation de son éditeur au ministère de l’intérieur ;
  • Les propos de Yannick Noah à Paris Match ont été censuré parce qu’ils déplaisaient à Sarkozy ;

En revanche, la brosse à reluire a de beaux jours devant elle :

  • Paris Match ose un reportage dithyrambique de Sarkozy grotesque et digne de Ceausescu qui conduit certains journalistes du journal à avouer qu’ils en auraient « pleuré de honte » mais qu’on ne peut rien contre un ordre venu d’en haut, surtout à Match.
  • lors de ses prestations télévisées, on s’arrange pour qu’il n’ait pas de contradicteurs pouvant exercer un droit de suite. Le plus souvent, il choisit lui-même les autres intervenants.

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