A l'occasion d'un meeting de Nicolas Sarkozy à Meaux, des salariés de LSG-Gate-Gourmet, sous la menace de licenciements massifs, souhaitaient l'interpeller, impossible ! Michèle Guzman explique : "Une voiture de police nous attendait à la sortie de l'usine. Cinquante mètres plus loin, trois motards nous ont demandé de nous mettre sur le bas-côté." Il était près de 18h, officiellement, il s'agissait d'un banal contrôle routier. "Les policiers se sont contentés de prendre les papiers du véhicule", selon Mme Guzman. Le bus n'a été autorisé à partir qu'à 20 h 30 après la fin du meeting.

Même mésaventure pour les salariés de JDC. Le bus a été stoppé dans une petite commune, où des renforts policiers avaient été postés, notamment une compagnie républicaine de sécurité. "On a eu le droit pendant deux heures et demie à une garde à vue en pleine campagne, sans aucun motif" explique Jean-Paul Brinon.

Encore, lors d’une réunion publique cette fois à Châteauneuf-du-Pape, une dizaine de manifestants ont été écartés le temps du discours sous prétexte de contrôle d’identité.

Dans l'entourage du candidat, on affirme n'être informé que du dispositif policier autour du lieu de meeting. "Pour le reste, ça relève de la préfecture", dit-on ! Toutefois, cela ressemble fortement à l’utilisation des forces de l’ordre au profit d’un citoyen afin que ne se renouvelle pas l’épisode de la Croix Rousse qui n’est pas à son avantage.

Source : Le Monde édition du 18.04.2007