Trois étapes :

  1. Tentative de charme et de médiatisation : Rendez-vous en tête à tête place Beauvau avec Sarko. "Il me reçoit dans son bureau, avec des sourires enrobés de mots doux et m'invite à m'asseoir près de la cheminée, au coin du feu. (...) Il me fixe droit dans les yeux : "Pourquoi tu m'attaques, Azouz ? Moi, je ne t'ai pas attaqué, jamais. Je n'ai même pas réagi à tes propos, tu as vu ?" (...) Il ment. Puis il me montre son désir de résoudre au plus vite notre mésentente : "Alors, qu'est-ce qu'on fait ?" (...) Sans vergogne, il me propose le prochain mercredi, jour du conseil, de venir le rejoindre place Beauvau et d'aller ensemble, à pied, à l'Elysée sous l'oeil des caméras. Je suis stupéfait. L'homme me prend pour un bouffon ! (...) Il propose alors que nous allions ensemble dans un quartier de banlieue. Je dis : "Oui, mais sans caméra". Je souligne que ce sont les médias qui enveniment les situations, qu'il ne faut donc pas se rendre avec eux dans les quartiers. Il dit que cela ne sert à rien de sortir sans le faire savoir."
  2. Les menaces : "Tu es un connard ! Un déloyal, un salaud ! Je vais te casser la gueule ! Tu te fous de mon nom... Tu te fous de mon physique aussi, je vais te casser ta gueule, salaud ! connard !" Je suis cloué à mon téléphone (...) Le ministre de l'intérieur m'a conseillé dans une ultime menace de ne jamais plus lui serrer la main, sinon il allait m'en cuire, "sale connard" que je suis. Je ne sais combien de fois il a projeté ces mots contre mes tympans. Je ne pardonnerai pas."
  3. Sarkozy contre attaque en accusant Azouz Begag de "mensonge éhonté" sans apporter d'élément convaincant : "Je n'ai jamais dit cela à Azouz Begag pour une raison simple, c'est que je crois que je ne l'ai jamais rencontré (...) Ce qu'il dit est un mensonge éhonté, ce ne sont pas mes méthodes (...) Franchement il se donne beaucoup de mal pour se rendre intéressant, (...) il faut banaliser tout ça, ça n'a pas d'importance", a ajouté le candidat UMP".