Dans son article au Parisien du 21 février, Nicolas Sarkozy critique l’augmentation du SMIC estimant qu’elle « donnerait le sentiment à la classe moyenne que travailler dur ne sert à rien puisqu’on ne gagne pas plus, à l’arrivée, que celui qui est dans l’assistanat ou en bas de l’échelle. ».

Si on lit attentivement cette déclaration, on constate que Nicolas Sarkozy oppose ceux qui seraient sensés vouloir travailler et ceux qui sont des paresseux voire des parasites, entre les travailleurs aux SMIC qui ne travailleraient pas dur à la classe moyenne qui elle travailleraient.
Cela pose de nombreuses questions :

  • A-t-on le droit de laisser entendre que ceux qui sont au SMIC ne veulent pas travailler dur ?
  • Un président de droite qui tient de tels propos ne ternit-il pas l'image de la droite ?

Nicolas Sarkozy est trop intelligent pour que cela soit un lapsus, c'est sa méthode. Elle présente au moins deux avantages:

  • Elle repose sur des exceptions qui parlent à tous et en fait le cas général.
  • Elle permet de fédérer une partie, les bons cow-boys à laquelle chacun a tendance à s’identifier, en trouvant un coupable, les mauvais.

Est-ce que l'efficacité de la méthode autorise son utilisation ? Est-ce que la fin justifie les moyens ? Non, surtout quand cela a des relents de populisme et peut rappeler des périodes peu glorieuses d’une certaine droite ; droite qui a nuis à la droite moderne et humaniste et qui ouvrirait la porte à une victoire de la gauche.